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Podcast : le handisport ouvert à tous !

Les JO Paralympiques de Tokyo battent leur plein au moment où nous enregistrons ce podcast. Pour parler du Handisport qui commence enfin à se faire de plus en plus connaître au fur et à mesure des différentes éditions des JO, je reçois Mr Jean-Marie Donatello, le président de handisport de moulin les Metz.

L’intérêt de ce podcast est de permettre aux différents publics des CAP EMPLOI de prendre connaissance des divers services de l’Organisme de Placement Spécialisés au service des personnes handicapées et des employeurs, mais aussi de sujets sur le handicap en général. Et notamment de produire de la documentation parfaitement adaptée aux publics malvoyants.

Ce podcast est un outil ludique pour les malvoyants, mais nous devons aussi penser aux malentendants, c’est pourquoi vous retrouverez la retranscription du podcast ci-dessous :

INTRO : Bonjour et bienvenue dans votre nouvel épisode du podcast ALLO Cap emploi, si vous avez des questions sur le handicap et sur l’emploi, vous êtes au bon endroit.

JINGLE « ALLO Cap emploi »

GUILLAUME : BONJOUR MONSIEUR DONATELLO ET MERCI DE NOUS RECEVOIR AU STADE ALBERT CAMUS DE MOULINS LES METZ. COMMENT ALLEZ-VOUS ? COMMENT SE PASSE LES JO POUR VOUS ?

Monsieur Donatello : Hé bien écoutez, déjà, merci de votre venue. Vous êtes ici dans le temple du tennis de table handisport mosellan. Au gymnase Albert Camus, à Moulins-les-Metz qui a vu éclore un certain nombre de champions, avec celui qui a un petit peu montré la voie c’est Michel Schaller qui lui c’était expatrier sur Evry dans les années 1990 car il n’avait pas de structures handisports. C’est un joueur originaire de Moulins-les-Metz et qui a également joué en valide et qui joue toujours au club de Metz TT. Et puis est survenu après ici le rejoindre des joueurs comme Stéphane Molliens actuellement à Tokyo, ainsi que Maxime Thomas. On peut dire que depuis les années 1998-2008, ici, un certain nombre de champion, ont prit leur envol à Moulins-les-Metz

GUILLAUME : J’IMAGINE QUE VOUS SUIVEZ LES JO DE TRÈS PRÈS…

Monsieur Donatello : Je suis les jeux de très près. En plus, en tant que président départemental, hé bien, je m’intéresse aussi à tous les sports mais ça c’est dans ma nature : j’ai toujours aimé toutes les pratiques sportives. Particulièrement, en direction des personnes en situation de handicap. Je suis au départ, un pongiste valide et malheureusement, il y a plus de 30 ans de cela, j’ai été victime d’un grave accident de ski qui m’a touché au niveau d’une épaule et d’un bras. Et donc j’ai pris goût un petit peu en rééducation, de faire la connaissance de personne en situation de handicap et de m’intéresser à leur parcours, qui est souvent un parcours de vie exceptionnel.

GUILLAUME : SOUVENT, MÊME SI DE MOINS EN MOINS, ON IMAGINE PAS QUE LES PERSONNES EN SITUATION DE HANDICAP PUISSENT PRATIQUER DES SPORTS DE HAUT NIVEAU, POURTANT CELA FAIT LONGTEMPS QUE CELA EXISTE…

Monsieur Donatello : Alors si on remonte un peu à l’histoire du paralympisme, il faut aller au lendemain de la première guerre mondiale. Et d’ailleurs, la meilleure preuve c’est que en 1924, puisque nous allons avons avoir les jeux à Paris en 2024, il y a donc 100 ans de cela, le baron Pierre de Coubertin avait organisé 8 compétitions, 8 disciplines pour les personnes en situation de handicap et atteint de surdité. 

Parce qu’il faut savoir que ceux qui sont rentrés vivants de la première guerre mondiale, beaucoup de nos soldats, ont subit des mutilations : les fameuses « gueules cassées ». Et certains, notamment, atteint d’un handicap invisible, ont été touché par des phénomènes de surdité importants, du fait du bruit des éclats d’obus et aux bombes qui tombaient sur les lieux des combats. Donc c’est un petit peu l’origine de l’handisport, là où va naître, comme les grandes fédérations valides, après la première guerre mondiale.

GUILLAUME : LES JEUX PARALYMPIQUES ONT AIDÉ À CETTE LISIBILITÉ, MAIS CE QUE VOUS RÉALISEZ EN AMONT AVEC LE COMITÉ DÉPARTEMENTAL HANDISPORT DEPUIS PLUS DE 20 ANS. EXPLIQUEZ-NOUS VOS ACTIONS DANS LE DOMAINE ?

Monsieur Donatello : Alors il y deux phénomènes qui se sont produits. Premièrement, il y a un déclic exceptionnel : ça basculé, je pense, au moment des JO de Londres en 2012. Parce que la culture anglaise fait que la personne en situation de handicap est totalement intégrée en société et surtout la mise en conformité des locaux et puis des moyens de mobilités sont incroyables. 

Lorsque j’ai été pour les JO de Londres, mon gendre étant professeur d’anglais, j’étais parti en vacances de février en détection par rapport à l’hôtel où séjournerait le C.O.P. de supporters de l’équipe de France et les lieux de compétition. J’avais été vraiment emballé par la possibilité de se mouvoir sans aucune difficulté dans Londres. Ce qui n’est pas le cas, par exemple, de l’utilisation du métro à Paris. Et les jeux de 2012, ont véritablement boosté le mouvement paralympique, particulièrement chez nous en France.

Et deuxième chose intéressante, c’est que la pratique handisportive s’est développée de façon assez phénoménale. Par exemple, je pilote le comité départemental depuis 2006 lorsque j’ai pris direction, suite du docteur Alain Peuteau qui était véritablement quelqu’un qui boosté lui-même ce mouvement dans les années 2000. Nous étions 6 structures pour accueillir 250 pratiquants et nous sommes à l’heure actuelle à 14 structures pour environ 700 à 800 pratiquants.

Bien sûr, la pandémie est passée par là et il faut tout reconstruire à l’heure actuelle, ce ne sera pas facile. Mais je pense que les jeux paralympiques vont nous faire du bien aussi : ils arrivent à un bon moment pour être à la rentrée pour redonner un coup d’accélérateur.

GUILLAUME : SI JE SUIS UNE PERSONNE EN SITUATION DE HANDICAP EN MOSELLE ET QUE JE SOUHAITE PRATIQUER UN SPORT PARTICULIER, QUE DOIS-JE FAIRE ?

Monsieur Donatello : C’est une excellente question. Parce qu’un comité départemental d’handisport a un  soucis de maillage du territoire. Alors pour mailler le territoire et pour permettre au maximum de personnes en situation de handicap de pratiquer, il faut que la personne puisse se rapprocher soit du comité départemental qui lui montrera les 14 structures d’accueil. Mais ce qui me paraît plus intéressant encore c’est de permettre à une personne handicapée de pouvoir pratiquer dans une structure de proximité et dans un club valide, qui est en capacité d’accueillir des personnes en situation de handicap. 

Il ne faut pas oublier que depuis le décret du 31 décembre 2016, un certain nombre : plus d’une dizaine de disciplines sportives, ont quitté le mouvement handisport proprement dit pour rejoindre les fédérations valides. Vous les reconnaissez très facilement, puisque vous voyez apparaître la particule « para » devant la pratique sportive. On va faire du « para tennis » ; on va faire du « para judo » ; on va faire du « paraviron »… 

Cela veut dire que la personne en situation de handicap, va pouvoir rejoindre un club valide pour pouvoir pratiquer, en situation de handicap, dans un club d’aviron. Si bien sûr le club d’aviron a l’accessibilité et l’encadrement technique qui le permet.

Donc ça c’est quand même une évolution positive et inclusive. Je dis toujours que ça va être important pour la France de finir dans le top 10 mondial, comme l’équipe de France valide la magnifiquement réalisé mais pour nous c’est encore plus important car ça veut dire que notre nation fait des efforts pour cette politique inclusive. Chaque fois qu’on rapporte des médailles à des Jeux Paralympiques c’est une reconnaissance également de l’effort du pays et de la nation pour développer le sport pour les personnes en situation de handicap.

La différence lorsque vous êtes une personne handicapée, le premier réflexe, ça va être de vous dire ce que vous ne pouvez pas faire. La différence avec ce mouvement sportif, c’est qu’on va pouvoir vous dire quel sport vous allez pouvoir pratiquer. On se met dans une dynamique positive.

GUILLAUME : DU COUP, POUR SAVOIR OÙ S’INSCRIRE ON PEUT SE RENDRE SUR VOTRE SITE INTERNET ?

Monsieur Donatello : Vous allez tout simplement sur le facebook du comité départemental handisport de la Moselle. Et vous y trouverez toute la liste de tous les clubs qui peuvent vous accueillir. Vous aurez également les coordonnées de notre agent de développement Mélanie Maglott qui fait un boulot remarquable sur le terrain depuis 10 ans, on lui doit beaucoup dans le maillage du territoire, à l’écoute des clubs. Et puis à ce moment là de prendre contact avec notre adresse mail via handisport-moselle.fr

Guillaume : Merci Mr Donatello de nous avoir consacré un peu de temps. Merci à tous d’avoir suivi cet épisode d’ALLO CAP EMPLOI, on se retrouve très vite, la prochaine fois nous lancerons notre rentrée effective de podcasts avec la question « dois-je parler à mon employeur de mon handicap ? »

Comme toujours nous allons nous quitter en musique avec le Titre Pop : New Beginning de Forrest Keller qui donne carrément la pêche, ce qui met bien dans l’ambiance quand on se dirige vers la salle de sport.

Source: https://soundcloud.com/forrestkeller Au revoir à bientôt et merci de nous écouter de plus en plus nombreux…

MUSIQUE DE FIN

Les textes :
Les contrastes :